Modes actifs et VA : comment les territoires façonnent-ils leur avenir ?

publié le 9 mars 2020

Villages, communautés de communes, métropoles, régions : les collectivités territoriales sont invitées dans le cadre de la toute récente Loi d’Orientation des Mobilités du 24 décembre 2019 à finaliser la désignation des Autorités Organisatrices des Mobilités. L’idée étant que chaque territoire soit doté, à l’échelle appropriée, de la gouvernance qui lui permette de concevoir et de mettre en œuvre les solutions de mobilité les plus propres, les plus sûres, les plus efficaces au quotidien, pour les personnes et pour les marchandises.

Les mobilités actives doivent être le socle de cet avenir, que ce soit par le biais des vélos - qui se déclinent désormais en électriques et en cargos - ou de la marche à pied. Se déplacer moins vite, de manière choisie et non plus subie. Cette piste nécessite de repenser nos modes de vie. Mais la mobilité de demain passe également par la robomobilité. Navettes autonomes pour les transports collectifs, robocamions pour la logistique, robotaxis, drones livreurs… En évitant de reproduire le modèle de la voiture individuelle. Il s’agit d’envisager plus largement le transport autrement.

Dans cette perspective, comment ces deux types de mobilités, auxquels s’ajoutent bien d’autres - trains, métros, avions, voitures partagées, etc. -, peuvent-ils se compléter ? Comment empêcher que les nouveaux véhicules autonomes, motorisés, deviennent le mode de transport dominant et organisent l’espace à leur tour ? En termes de politiques publiques, faut-il en faire la priorité, leur poser des limites ou parier sur des équilibres équitables possibles ? Plus généralement, quels choix se présentent aux territoires s’ils veulent maîtriser l’offre globale ?

Les collectivités possèdent un atout dans cette transition : le changement robomobile est encore largement indéterminé. C’est en affichant clairement dès aujourd’hui leurs objectifs à long terme pour leur territoire qu’elles conserveront des marges de manœuvre. En travaillant ensemble également, pour peser dans la négociation avec les géants des nouvelles technologies. De nouveaux cadres, qui dépassent l’échelle des métropoles, sont à inventer pour envisager la vie robomobile de demain dans toute sa complexité. Lesquels ? Quels sont les différents avenirs envisageables ? En vidéo, l’Atelier la vie robomobile esquisse des pistes.